La librairie La belle Aventure est, depuis longtemps, une affaire à responsabilité partagée.

Aujourd’hui, il est impératif d’aller plus avant encore. Lui donner de l’avenir réclame de faire dorénavant reposer la conduite de son projet ainsi que sa capacité d’assumer son indépendance sur une structure collective, plus précisément coopérative. Une nouvelle structure coopérative SCIC/SAS Libres lecteurs, libres lectrices, à laquelle un groupe de chantier travaille depuis début 2017, englobera la librairie La belle Aventure, qui devient ainsi l’outil du déploiement de son action.

Ce projet de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) est l’expression de la nécessité d’inventer un modèle économique de parties prenantes reposant sur un intérêt commun qui les réunit et les dépasse : préserver l’indépendance de la diffusion du livre et la présence d’une librairie en centre-ville, afin de favoriser la liberté de lire, d’écrire, de publier, dans la pluralité des opinions. Cette démarche de coopération témoigne d’une volonté de créer un espace où le marché seul ne dicte pas les échanges, où une communauté vivante peut oeuvrer à la vie de l’esprit. Se donner la possibilité d’agir localement et collectivement est un ancrage précieux pour habiter le monde d’aujourd’hui en y assumant sa complexité.

La SCIC/SAS Libres lecteurs, libres lectrices  assume sa dimension commerciale, qu’elle conçoit non lucrative : la rentabilité économique recherchée est au service du projet, et non le contraire.
La mutation du modèle économique refonde le caractère social et solidaire de la librairie et de ses actions sur le territoire, pour l’inscrire dans la durée.

Les coopérateurs sont répartis et organisés en collèges (libraires, clients, éditeurs, partenaires associatifs ou institutionnels) : ensemble ils assument la responsabilité et le développement de la SCIC/SAS, dans le respect de l’objet social et des statuts à venir. Ceux-ci, consolidés par un texte fondateur, favoriseront dynamique collective, robustesse, transmission.

L’objectif est de réunir 150 000 €, qui doivent permettre la mutation de la société et sa restructuration financière.
Le montant de la part sociale est fixé à 100 € : les coopérateurs s’engagent à la hauteur souhaitée, en prenant une ou plusieurs parts.
Selon les principes coopératifs : 1 personne = 1 voix.
La création de la structure coopérative, prévue à la rentrée 2018, dépendra du nombre de parts souscrites.

Devenez coopérateur en remplissant dès maintenant un bulletin de promesse de souscription, nous avons besoin d’évaluer le volume des engagements. Merci.